LE NIGLO EN COLERE … NOIRE !
Le « niglo », c’est le hérisson, l’animal fétiche des gens du voyage.
« Le niglo en colère », c’est le bulletin à parution irrégulière, de tendance anarchosyndicaliste, édité par les gens du voyage et leurs amis, avec le soutien de la CNT-AIT. Cette fois-ci, notre niglo est dans une colère… noire.
On le comprend : les derniers propos gouvernementaux ont, pour les gens du voyage, comme une odeur « très concentrée ».
Au sommaire :
- « Les Gitans ? Les Tanges ? Les Roms ? les Gens du voyage ? Des parasites ! Des nuisibles ! Sarko y fait s’ki fo ! Ouste les romanos ! »
- « Grève sauvage dans l’entreprise Grammer (Tchéquie) un exemple de solidarité ouvrière qui gagne » : 300 salariés, autant de « tchèques » que de « Roms », viennent de gagner leur lutte, ensemble, par une grève directe (sans syndicat) dans une usine de pièces d’automobile et cela dans une région où l’an passé s’étaient déroulés des pogroms anti-rom menés par l’extrême droite.
- « Hector Helios Gomez ou l’artiste à la cravate rouge » : gitan, militant de la CNT-AIT, H. H. Gomez est un des représentant les plus emblématiques du graphisme espagnol au XXème siècle.
Enfin, deux textes antérieurement publiés par « Le niglo » sont également reproduits, pour ceux qui auraient la mémoire courte :
- « Roms Roumains : aujourd’hui eux, demain nous » (2005)
- « Argenteuil : La Mairie socialiste fait expulser par les Roms par les CRS . » (2009)
Le Niglo est disponible en écrivant à : CNT-AIT, 108 rue DAMREMONT, 75018 Paris (tout soutien matériel, timbres, grandes enveloppes, etc … bienvenu)
Pour télécharger le Niglo en colère, l’imprimer, le diffuser, … cliquer sur l’icône en bas de la page suivante : http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1823
Liberté pour les ôtages de Khimki!
Appel à des Journées d’action internationales pour Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov les 17-20 septembre 2010
Le 28 juillet 2010 plus de 200 personnes, jeunes antifascistes et anarchistes ont mené une manifestation spontanée devant la mairie de Khimki (la banlieue nord de Moscou), à la défense de la forêt de cette ville qui a été abbattu au profit du grand business. L’action lors de laquelle plusieurs vitres ont été brisées, a trouvé un large écho. De leur côté, les autorités y ont répondu par des répressions. Au lendemain de l’action deux militants des mouvements sociaux connus, Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov ont été arrêtés. Ils sont menacés de 7 ans de prison pour vandalisme bien qu’il n’y ait pas de preuves de leur complicité à des actes illégaux. D’autres militants, surtout des antifascistes, subissent des poursuites policières.
La lutte pour la conservation de la forêt de KhimkI dure déjà depuis trois ans. D’après les projets des autorités, c’est à travers de cette forêt que doit être construite l’autoroute à péage Moscou-St-Petersbourg, la première de tel type en Russie; ce qui menera à une dégradation de la situation écologique locale et privera les moscovites et les banlieusards d’une zone de recréation en plus. Malgré l’existence des plans alternatifs pour l’autoroute qui permettraient de se passer d’une déforestation et au dépit des protestations actives des écologistes et de la population locale, les autorités ont refusé d’y prêter l’oreille. Au contraire, elles ont fait plusieurs démarches visées à imposer le silence aux contestateurs.
Plus d’une fois les autorités de Khimki (en concertation avec la compagnie de bâtiment chargée des travaux) ont recouru à la violence contre les défenseurs de la forêt de la ville: en négligeant l’opinion publique, en refusant de permettre des actions de protestation, en appellant les nationalistes à disperser les piquets des écologistes et des habitants de la ville, en arrêtant illégalement et en attaquant les journalistes. Les “personnes inconnues” ont mutilé le rédacteur en chef du journal local “Khimkinskaïa Pravda” Mikhaïl Beketov qui avait âprement critiqué les autorités, et ils ont assassiné le metteur en pages d’un autre journal d’opposition, Sergueï Protazanov.
Après l’action du 28 juillet 2010 la police russe et les services secrets ont déclenché une chasse aux antifascistes sans précédents. Les personnes une fois signalées à l’attention du Centre anti-extrémiste et du Service fédéral de sûreté (l’ex-KGB) en tant qu’antifascistes, sont amenées de force aux interrogatoires, les visites à domicile illégales se tiennent chez eux; il y a des cas des pressions physiques atroces pour arracher des dépositions dont l’instruction a besoin.
Ayant peur d’une vague montante des protestations contre la déforestation, les autorités ont enfin reculé en exprimant la volonté de reviser le projet de l’autoroute. Mais il n’y a pas lieu de crier victoire. Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov sont toujours en prison sans droit, pris en ôtage par les autorités.
A la fin septembre se tiendra la prochaine audience pénale qui devra prononcer sur une mise en liberté d’Alekseï et de Maxime dans l’attente du jugement. Tous ceux qui s’inquiètent de leur sort, doivent faire tout leur possible pour les arracher de la prison. La Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki appelle à des Journées d’action internationales les 17-20 septembre 2010 pour mettre de la pression sur les autorités russes en vue d’obtenir la libération d’Alekseï et de Maxime.
Nous appelons à organiser des manifestations devant les ambassades, les consulats, les missions économiques et culturelles de la Fédération de Russie, aux événements publics et culturels qui ont des rapports à la Russie, tout comme d’envoyer des télécopies et des lettres au tribunal, au Parquet et au gouvernement russes (la journée principale de la campagne fax sera lundi le 20 septembre). Les adresses nécessaries et les détails supplémentaires sur les répressions en Russie seront bientôt communiqués. Vous pouvez les trouver aussi sur notre site web: http://khimkibattle.org en anglais, allemand, français et russe.
Unissez-vous à l’action!
Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki
Tel.: +7 (915) 053-59-12
source et infos : http://khimkibattle.org/?p=302&lang=fr
lire également : 2 antifascistes russes arrêtés à Moscou
MOBILISATION pour des jardins au Cros de Cagnes (06) : « Plantas de mesclun plus de betun ! »
le collectif « Mar e Terra » propose la création d’un jardin bio sur une parcelle d’environ 4000m2 vouée à la spéculation immobilière. Nous avons lancé une pétition et vous proposons de participer à notre repas de quartier conférence de presse où les produits locaux seront mis à l’honneur.
Elle se déroulera le 27 Aout à 18h30 sur les terrains vagues (rue des néfliers).
Conservons le cadre de vie que le monde entier nous envie et soutenons le projet de jardin-bio au Cros de Cagnes
Apportez à manger, à boire ou simplement votre bonne humeur et vos idées!
Le collectif « Mar e Terra »
pour info, lire l’article de Nice Matin
« Le Cros : des jardins à la place des terrains vagues ? »
http://www.nicematin.com/article/cagnes-sur-mer/le-cros-des-jardins-a-la-place-des-terrains-vagues
NICE : Demandeurs d’asile retour à la case départ : campement en centre ville sous le nez des 650 cameras d’Estrosi ainsi que celui de Xavier Bertrand !
communiqué du collectif de soutien dimanche 22/08
Hier vers 18h, en application d’un arrêté municipal dont on n’a pas eu la teneur, la terrasse du Paillon a été bouclée sous bonne garde : celle de la Police Municipale.
Une nouvelle opération de nettoiement a été programmée dans la foulée. Nous avions embarqué les tentes le matin mais nos amis avaient laissé sur place leurs bagages qui auraient été jetés dans les bennes déplacées à cet effet si on n’était pas passé par là en compagnie d’un journaliste et d’un photographe de Nice-Matin…Le parking, un niveau en-dessous, où on avait rejoint les demandeurs d’asile cet hiver, est toujours disponible ainsi que la terrasse qui le longe mais, hier soir, très abattus, ils ont préféré se disperser sur les plages et autres espaces de cette ville qui a eu peur pour son image.
Un peu plus tard, nous rencontrons sur place le tout nouveau secrétaire général de la Préfecture, Monsieur le Sous-Préfet Gérard GAVORY en provenance de Calais où il avait en charge…l’immigration clandestine (source : la Voix du Nord). Il nous dit que le dialogue est toujours possible. On sollicitera un rendez-vous dès lundi. On lui fera observer que les arguments développés hier dans un communiqué du Préfet sont un peu courts. Il est ainsi expliqué que l’Allocation Temporaire d’Attente de 300€ versée aux demandeurs d’asile suffit à leur assurer le gîte et le couvert. Pourquoi, alors, avoir débloqué 300.000€ cet hiver pour les loger 5 mois à l’hôtel ? Pourquoi injecter 7 millions d’euros dans l’industrie hôtelière locale chaque année pour héberger les familles en demande d’asile ? On gère les fonds publics avec légèreté et, une fois les caisses vides, on le fait payer au plus vulnérables. Non ?
(Il faut savoir que la loi prévoit que tout demandeur d’asile politique soit hébergé le temps de l’instruction de son dossier. Loi que la France respecte bien peu) .Le Conseil d’Etat, dans ses ordonnances, indique que si les capacités d’accueil spécifiques pour les demandeurs d’asile sont saturées, le préfet doit trouver des solutions d’urgence, pour le temps le plus court possible, pour répondre à cette obligation d’hébergement : solutions d’hôtels meublés, de foyers, mais aussi réquisitions d’immeubles vides (il y en a à Nice !)
Puis nous prenons connaissance du communiqué de Monsieur le député Eric CIOTTI nous accusant d’exploiter la misère du monde et confondant demandeurs d’asile et clandestins. Que répondre ? Que cette confusion n’est pas que le seul fruit d’une méconnaissance inquiétante de ce dossier mais l’expression d’une nouvelle orientation : désormais, le droit d’asile sera aussi traité comme l’une des formes de cette immigration à laquelle le pouvoir a déclaré la guerre. Quant à cette fameuse misère du monde, le président du Conseil Général a, au moins, le mérite de reconnaître son existence. Avec ou sans tente, elle est là au coeur de la 5° ville de France. Nous ne l’accuserons pas de l’exploiter si il lui vient en aide…
Source et pour plus d’infos : http://salades-nicoises.net/spip.php?breve656
Voir également : Nice : Voyous !… un camp de réfugiés au-dessus du parking du Paillon – besoin d’aide – TRES URGENT
Inculture(s) 5: « Travailler MOINS pour gagner plus…ou l’impensé inouï du salaire »
avec Franck LEPAGE et Gaël TANGUY
Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail », entendu comme processus d’avancée historique continue de la propriété collective (les travailleurs) contre la propriété lucrative (le capital), symbolisé notamment dans la protection sociale, et de la nécessité d’un syndicalisme réinventé et réactivé. Le salaire n’est pas le prix d’un travail (version de droite) , mais un barême imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propiétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt jeunesse ?. L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique.
Source et pour visionner la vidéo : http://www.scoplepave.org/conf_incul_5.php
Un livre jeunesse trop «subversif» au centre de rétention de Lyon
Martine Vuaillat a 56 ans. Elle est grand-mère de six enfants et membre du Réseau éducation sans frontière (RESF). Elle visite fréquemment les enfants du Centre de rétention administrative de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, où sont retenus les étrangers en attente d’expulsion. La semaine dernière, elle y a amené un livre pour enfants: « Au panier ». La visite a pris alors une tournure inhabituelle.
Dans ce livre, Henri Menier, l’auteur, cite un extrait de la Déclaration des droits de l’homme: « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays. » Une histoire qui a retenu l’attention de cette militante.
A l’issue de cette visite mouvementée, Martine Vuaillat a été invitée à ne plus revenir au centre de rétention. Ce qu’elle fera à contre-coeur. Quant à Danielle Gastugue, fondatrice des Editions du Rouergue, éditrice de ce livre, elle a promis d’envoyer ses livres chaque semaine au Centre de Rétention de Saint-Exupery.
Pour la petite histoire….voici la mésaventure de M. à propos de ce livre :
« Ce matin (le 07/07/2007), je me propose d’aller rendre visite à une famille incarcérée au centre de rétention de Satolas qui ont une petite fille de 3 ans. J’emporte quelques vêtements et jouets plus le livre de Henri Meunier et Nathalie Choux « Au panier » en me disant je le laisserai aux policiers de la PAF en entrant. C’est ce que je fais en leur disant en blaguant « ça vous fera de la lecture ».
Quand je termine ma visite, les policiers me disent, « vous ne partez pas, on vous garde » et me mettent dans une petite salle (cellule de visite). Puis on m’explique que ce livre est trop subversif, qu’ils vont le garder. Ils recopient mon passeport et ça dure une petite heure, pour faire remonter ça aux supérieurs (ce qui me permet de faire connaissance avec les Paf présents), finalement ils me rendent mon livre et me reconduisent à la sortie et m’interdisent dorénavant de venir en visite . C’était ma sortie du matin ! »
« Au panier ! »
Henri Meunier (texte) et Nathalie Choux (ill.) Éd. du Rouergue, octobre 2004 10,50 €
Album à partir de 5 ans
Livre sur la différence, les conséquences d’un État policier, sur le droit de libre circulation et de résidence.
Dans un parc, une femme noire, un chat vert et un drôle d’oiseau sans papiers d’identité se font arrêter par la police… Un jeune garçon semblant être « bien de chez nous » avoue, sans qu’on le lui ait demandé, ne pas avoir de papiers non plus, et monte dans le fourgon. Malin, il dénonce le soleil qui vient de l’est ; ni une ni deux, le policier l’enferme avec les autres… Tous ensemble, ils retrouvent le sourire, tandis que le policier se retrouve dans le noir… Tel est pris qui croyait prendre !
Une manière simple de dénoncer les abus d’un État obscurantiste et policier.
Source : http://www.educationsansfrontieres.org/article6575.html
Appel Citoyen : Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité
Signez l’appel en ligne !
Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.
Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.
Source et pour signer l’appel : http://nonalapolitiquedupilori.org
Nice : Voyous !… un camp de réfugiés au-dessus du parking du Paillon – besoin d’aide – TRES URGENT
Ce matin (11 août), 10h, une équipe de gros bras en uniforme s’est attaqué au pacifique campement de fortune des demandeurs d’asile réfugiés sur le toit du parking du Paillon. On nous parle de valises, de sacs, de couvertures, de duvets balancés dans une benne depuis le 3° étage du parking.
On évoque des agressions verbales et des intimidations physiques. Des papiers, importants pour ces demandeurs d’asile d’Afrique et du Caucase, ont sans doute été perdus. Avec leurs illusions d’une France ouverte à l’exilé !
Ce mercredi, nous accueillons sur place avec nos amis épuisés et profondément blessés les trois ou quatre couvertures que le Samu Social peut donner ce soir. Demain, on recevra de sa part 40 nouvelles couvertures. Nous savons que des opérations du même ordre se déroulent chaque jour. Peyrat avait inventé les trop médiatiques arrêtés anti-mendicité. On dirait bien que, dorénavant, la chasse à la couverture ou au sac de couchage ait pris le relais avec une redoutable efficacité. Le Samu Social ne sait plus où donner de la tête. Nous comprenons mieux, maintenant, les propos de Monsieur le Sous-Préfet Fasille recommandant à nos amis de « prendre leur sac à dos » et de s’en aller dans une autre région. Sans doute devinait-il ce que des milices locales pouvaient entreprendre sur ordre (à l’heure qu’il est, nous ne savons pas qui est à l’origine de cette agression mais on découvrira demain les images enregistrées discrètement par l’un des demandeurs d’asile…).
Nous déposerons VENDREDI MATIN à 9h00 une plainte entre les mains de Monsieur le Procureur de la République. A cette occasion, il faut nous rejoindre très nombreux devant le Palais de Justice à 9h00. Demandeurs d’asile, militants et citoyens seront là pour recourir à ce qui demeure de la République dans cette ville : son procureur.
En attendant, rassemblons sacs de couchage, tapis de sol et tentes.
Source et infos : http://www.adn-nice.org
le 14 août 2010 : Appel au-secours !
De la part d’Habitat et Citoyenneté :
Nous vous rappelons que le traitement réservé, le 11 août dernier, aux effets personnels des demandeurs d’asile (vol et destruction par des personnes en uniforme) a fait l’objet d’une plainte déposée auprès du Procureur de la République. Beaucoup de messages révoltés sur le ton du « trop c’est trop »! Exact.
Rappelons que ces jeunes, issus de la corne de l’Afrique et du Caucase, ayant fui les sévices et les dictatures, et ayant déposé une demande d’asile en France, après avoir passé l’hiver dehors puis au PECOS avec le soutien de citoyen-nes et d’associations, ont été hébergés quelque temps par la préfecture (contrainte par la Justice et en choisissant la solution la plus onéreuse !). Depuis plusieurs semaines, de nouveau jetés à la rue malgré les règlements en vigueur, ils dorment sur la parking du Paillon, mangent et se lavent grâce aux associations. Soutenus tant bien que mal par un tout petit nombre de citoyen-nes (autres êtres humains, leurs semblables…).
Ce ne sont ni des délinquants ni des profiteurs.
Ce sont des victimes de dictatures que notre pays a souvent soutenues.
Ce sont des victimes d’une politique xénophobe de division.
Ce sont des victimes d’une ambiance locale de mépris.
Avec eux, nous avons décidé d’établir un camp de réfugiés sur la parking du Paillon (plateau sportif clos, face au lycée Masséna). La préfecture et la mairie doivent respecter la dignité et les droits de ces personnes courageuses.
Nous avons décidé de leur fournir une trentaine de petites tentes Quechua légères à 26€ l’une.
Nous avons donc un besoin immédiat que chacun-e de vous recueille un grand nombre de fois 26€ !
A adresser à « Habitat et Citoyenneté » (pour les tentes) – épicerie solidaire – 53 rue Clément Roassal – 06000 – Nice
Ils vous disent un grand merci
Merci aussi à la Croix Rouge et au Secours Populaire de nous avoir fait parvenir des couvertures en nombre.
Contact : Bernard NEUVILLE 06 68 59 81 59
La petite Sahar retrouve sa famille
Wahid, président d’Ensemble pour l’Afghanistan continue de nous communiquer des nouvelles de la petite Sahar, pour qui vous avez été nombreux à vous mobiliser :
»Chers amis, bonjour,
La petite Sahar (dans les bras de son père) a retrouvé toute sa famille. A Kaboul et elle est en pleine forme. L’intervention a été une réussite et elle devra se rendre à Peshawar, pour une visite de contrôle, tout début octobre. D’ici quelque jours, elle retrouvera aussi ses petits copains de la maternelle Ali Shams.
Sahar et sa famille
J’ai eu le papa au téléphone, trés ému, qui me demande de transmettre leur profonde gratitude à tous ceux qui se sont mobilisés pour permettre à leur petite fille de vivre et de pouvoir mener une vie normale.
Le coût global de cette opération s’élève à 914 euros :
1- Intervention chirurgicale : 324 € correspondant à 35 000 Rupees pakistanaise [...]
2- Frais de voyage : 349 €
3- Frais d’hospitalisation : 68 €
4- Examens de labo & radio : 23 €
5- Frais pour voyage octobre : 150 €
Par rapport au 2 533 € collectés en 72 heures, il nous reste une enveloppe de 1 619 € pour poursuivre des actions de cette nature envers les jeunes enfants afghans.
Face à l’écho de cette action dans le district, une des femmes qui suit une formation aux métiers du tissage, dans notre centre EPA, sollicite notre aide pour prendre en charge ‘intervention que doit subir son fils de 3 ans, souffrant de calcul de vésicule biliaire. Le petit Idriss a été examiné à l’Institut Médical Français de Kaboul [...] et l’intervention devrait se dérouler dans cet établissement. Le coût de cette opération est estimé entre 200 et 300 €.
Idriss et sa maman
Ces actions de solidarité envers les enfants afghans s’inscrivent pleinement dans la cadre du Programme d’Aide au Développement que nous menons depuis 7 ans sur le 7ème district de Kaboul. Pour plus d’info sur ce programme étendu, nous vous invitons à consulter notre site web (www.epafghanistan.org)
Merci encore pour votre élan de générosité et de solidarité,
Wahid »
source et infos : http://www.associationsalam.org/
Pétition de soutien aux expulsés brutalisés de La Courneuve
Appel à soutien aux expulsés brutalisée de la barre Balzac à La Courneuve.
Nous citoyens, associations, réseaux, syndicats, organisations, dénonçons les violences exercées par les forces de l’ordre sous l’autorité du Préfet de la Seine Saint Denis, dans la matinée du 21 juillet 2010, sous la barre Honoré de Balzac, à la Courneuve, à l’encontre de familles sans logis.
Une vidéo publiée sur internet, et relayée par des médias du monde entier fait la preuve que ces violences ont été exercées à l’encontre de jeunes femmes, de mères avec leur bébé, d’une femme enceinte, avant d’être interpellées et conduites dans des commissariats de police.
Toute ces personnes expulsées de leur logement le 8 juillet, campaient au pied du bâtiment afin d’être relogées. Elles sont restées pacifiques et non violentes, malgré la brutalité et la précipitation manifeste des forces de l’ordre.
Cette opération de police a débuté par l’arrestation et la mise en garde à vue d’un responsable du DAL, lequel a été accusé une nouvelle fois de « manifestation non autorisée », et de « refus de dispersion après les sommations d’usage », passibles de 6 mois de prison et de 7500 euros d’amende. Cette nouvelle stratégie policière vise a étouffer les mouvements de défense et de mobilisation des mal-logés et des sans logis.
Ces actes commis dans un département pilote de la nouvelle politique du chef de l’État semblent annoncer le durcissement annoncé par le chef d’État des politiques vis-à-vis des étrangers. Or dans la violence et la confusion de l’évacuation un drame irréparable aurait pu arriver.
Parce que notre démocratie et notre république seraient défigurées si de tels actes devaient se reproduire, nous demandons que le gouvernement ordonne une enquête et prenne les sanctions et les mesures pour que cela cesse, et suspende le harcèlement judiciaire dont l’association Droit Au Logement est l’objet.
Nous apportons notre soutien aux 190 adultes et 45 enfants expulsées de la barre Balzac et demandons avec eux leur relogement et, lorsque c’est nécessaire, leur régularisation.
pour signer la pétition :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php?petition=6
Été 2010 : le gouvernement s’aligne sur le Front National, le 4 septembre les artistes ripostent
Le 8 juin, des dizaines d’artistes, de cinéastes, d’intellectuels s’étaient rendus sur les marches de l’Opéra Bastille pour soutenir les travailleurs sans papiers en grève depuis huit mois. Ce mouvement exceptionnel avait obligé le ministre à publier un texte définissant des conditions améliorées, simplifiées et uniformes de régularisation des sans papiers qui travaillent.
Depuis comme chaque année, le ministre a ouvert la Chasse à l’enfant. A son tableau de chasse fin juillet notamment, Georgi, 8 mois, expulsé le 21 juillet vers la Pologne en attendant la Géorgie avec David son père atteint d’une hépatite C et sa mère Zinaida, malgré une fausse couche faite en rétention. Expulsés aussi, par avion spécial le 23 juillet, les deux parents et les cinq enfants de la famille Shatri, Kosovars, arrêtés à Saint-Loup sur Semouse (Haute-Saône).
Enfin, les récentes déclarations de M. Sarkozy, amalgamant gens du voyage citoyens français et Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie (par ailleurs membres de l’Union Européenne) tous désignés à la vindicte publique puis ses propos insultant les immigrés, présentés comme responsables de l’insécurité , témoignent d’une volonté délibérée de durcir encore sa politique migratoire et d’envoyer de nouveaux messages de haine de l’autre aux relents racistes manifestes.
Le 4 septembre à 11 heures, les artistes du concert Rock sans papiers du 18 septembre à Bercy accompagnés de nombreux autres artistes, d’intellectuels, de cinéastes, d’écrivains, de scientifiques, de syndicalistes, d’associatifs, d’élus et de citoyens, représentants des larges couches de la population que cette politique indigne, se rassembleront à proximité du ministère de l’Immigration.
Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal et d’autres interprèteront « Les P’tits papiers », chanson symbolique et ironique porteuse d’espoir dans la tourmente.
Une délégation demandera à être reçue au ministère pour exprimer son refus d’une politique inhumaine à l’égard des familles et des travailleurs sans papiers et plus généralement son inquiétude profonde face au terrain sur lequel le gouvernement et le président semblent vouloir placer le débat. .
4 SEPTEMBRE 2010 11 HEURES, RASSEMBLEMENT METRO VARENNES
Bilan d’un été de chasse aux enfants sans papiers et de discours racistes en prélude au grand concert ROCK SANS PAPIERS du 18 septembre à Bercy
Salah Hamouri : J’espère que vous lirez cette lettre…
Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.
Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.
Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010
Source : Comité de soutien à Sala Hamouri
http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/
Parrains / marraines / citoyen-nes solidaires qui refusez que les enfants voient leurs parents sans papiers arrêtés dans la rue, mettez-les en garde contre ce nouveau subterfuge
La Cour de Justice des Communautés Européennes basée au Luxembourg a rappelé à la France qu’en tant que signataire de la Convention de Schengen, les contrôles aux frontières et dans un périmètre de 20 kilomètres sont contraires à ses engagements communautaires. L’arrêt européen du 22 juin précise qu’un contrôle effectué dans les 20 kilomètres de la zone frontière n’a plus lieu d’être.
Depuis que cet arrêt est sorti, les libérations du CRA par le JLD sont plus nombreuses ( au grand dam de certain(s) chef(s) de centre…)
Mais la dernière trouvaille pour « remplacer » ce manque au niveau des arrestations, c’est de repérer les bagages des étrangers et utiliser le prétexte du code ferroviaire qui stipule l’obligation de marquer ses bagages.
C’est ainsi qu’un jeune afghan s’est retrouvé au CRA de Metz : il consultait les horaires dans le hall de la gare, son sac posé près de lui. Il a été interpellé car son sac n’avait pas d’étiquette et par la même : contrôle d’identité …..qui l’a conduit au CRA.
MARQUEZ DONC BIEN VOS BAGAGES !!! même petits et pour de courts trajets.
faites circuler largement cette info
merci pour eux.
info pratique diffusée par RESF
Relaxe pour les quatre de Tours !
À l’initiative du ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, à qui ses propos racistes ont valu une récente condamnation correctionnelle, deux militant-e-s du réseau RESF d’Indre-et-Loire, et deux du collectif Soif d’Utopies sont poursuivis devant le Tribunal correctionnel de Tours pour « diffamation publique » contre l’administration préfectorale : ils avaient dénoncé les méthodes utilisées dans la chasse aux sans-papiers et à leurs enfants, rappelant celles de la police de Vichy, en particulier l’utilisation par l’administration des fichiers de la « base-élèves ».
Après l’affaire des 6 de Pau, poursuivis pour outrage pour avoir établi cette même comparaison, c’est un pas de plus qui est franchi dans la criminalisation du militantisme, les restrictions à la liberté d’expression, la toute-puissance sécuritaire.
Nous sommes solidaires du combat de ces militant-e-s pour le respect des droits et de la dignité de chacune et de chacun. Nous considérons qu’en s’exprimant comme elles l’ont fait, les personnes aujourd’hui poursuivies n’ont fait qu’exercer leurs droits de citoyens, en conformité avec leur conscience, et ont dit ce que, avec des millions de nos concitoyens, nous ressentons lorsque les enfants des écoles sont utilisés pour traquer leurs parents.
Dans le procès qui leur est fait, nous les soutenons, et nous appelons à les soutenir. Nous demandons leur relaxe pure et simple.
En 2002, le ministre de l’intérieur – aujourd’hui président de la république – avait fait poursuivre le rappeur Hamé pour le contenu d’un texte qu’il avait publié : au terme de huit années de procédure, la Cour de cassation vient de rendre définitive la relaxe prononcée par le tribunal et deux cours d’appel. C’est une victoire pour la liberté d’expression. Elle doit être consolidée par la relaxe des quatre de Tours.
Contre la pénalisation du militantisme, pour la liberté d’expression, contre la toute puissance policière, soutenons les quatre de Tours !
Relaxe pour les quatre de Tours !
Merci aux organisations de nous adresser leurs soutiens par mail en écrivant à : contact@baleiniers.org
Source et pour signer la pétition : http://baleiniers.org/la-petition
POUR ALLUMER “LA MÈCHE”
Nous avons besoin de votre soutien !
En cette période difficile où la flamme de la liberté d’expression a tendance à vaciller, et où les faillites de journaux satiriques se ramassent à la pelle, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour que la Mèche vive, grossisse et provoque un feu d’artifice.
Alors si vous voulez que ce nouvel hebdo soit un succès et si vos moyens vous le permettent, une solution s’offre à vous : l’abonnement.
Soyez les premiers. Participez activement au lancement de la Mèche. Plus tard, vous pourrez dire à vos enfants, ou aux nôtres : « J’en étais » !
Infos et abonnement : http://lameche.org/
LA PLACE D’UN ENFANT N’EST PAS EN PRISON !
Actuellement une famille tchétchène est enfermé au centre de rétention de MARSEILLE
L’été semble être une période propice pour les mauvais coups.
Souvenons-nous : fin juillet-début août 2009, successivement deux familles de philippins avec une petite fille de 4 ans se retrouvent au centre de rétention administrative du Canet (CRA). La 1ère, maintenue en rétention par le JLD sera libérée en appel.
Pour la 2e, la famille Santos, ce sera après 17 jours de rétention, en pleine chaleur, dans un lieu où la seule distraction pour une enfant est une cour fermée, au plafond grillagé, avec… un toboggan et une balançoire. Ce cas avait ému la France entière. Malgré l’intransigeance du préfet des Alpes-Maritimes, la famille avait été libérée le jour prévu pour leur expulsion. Et comme par miracle, quelques semaines après sa libération, la famille était régularisée, son dossier devenant recevable pour l’administration…
Aujourd’hui, c’est un couple tchétchène avec une petite fille de 2 ans et demi, qui est depuis 3 jours au CRA du Canet. Rentrés en Europe par la Pologne, ils se sont retrouvés à Nice, hébergés dans un foyer-hôtel où ils ont été arrêtés et transférés à Marseille (où le CRA est habilité à accueillir des enfants !).
Parce qu’entrée sur le territoire européen par la Pologne, la famille doit être expulsé le 29 juillet vers la Pologne ! Un règlement européen nommé « DublinII » veut désormais qu’un demandeur d’asile entrant en Europe par un pays doit déposer sa demande d’asile dans ce premier pays traversé. La France se débarrasse ainsi de nombreux demandeurs d’asile en les renvoyant vers des pays tiers plutôt que de leur assurer une protection effective.
Qu’est-ce qui attend cette famille tchétchène en Pologne ? Ils seront soit placés dans des « centres gardés pour étrangers » indignes et dangereux ou des « centres de déportation », avec ensuite le risque d’être expulsés vers l’Ukraine puis la Russie ; soit ils obtiendront pendant 1 an le statut de « résident toléré » qui n’inclut ni les droits sociaux (scolarisation, santé, hébergement…) ni la liberté de mouvement hors de Pologne.
Pour les russes (en quasi totalité tchéchènes), le taux de reconnaissance du statut de réfugié en Pologne est très bas : 3% en 2007 (34% en France cette même année, chiffres de l’UNHCR).
Nous insistons sur le fait que le préfet peut décider de les admettre au séjour en France pour raisons « humanitaires » afin qu’ils puissent déposer une demande d’asile en France. Lorsque les familles ont eu des soutiens et des mobilisations en leur faveur, les préfets ont admis plusieurs fois des personnes sous DublinII au séjour en vue du dépôt de leur demande d’asile.
Au Resf 13, nous les avons visités au CRA. Ils semblent résignés à retourner en Pologne le 29/7, tous leurs espoirs dans la France, qui fut terre d’accueil et d’asile se sont effondrés.
Une cellule, une cour grillagée, ce n’est pas un lieu pour un petit enfant, fût-il avec ses parents. Nous ne devons pas nous habituer.
Contact presse RESF 13 : 06 31 32 48 65 resf13@no-log.org
Source : http://www.educationsansfrontieres.org/article30882.html
2 antifascistes russes arrêtés à Moscou
Mettre fin à la justice sommaire qui s’abat sur les antifascistes russes (Collectif – 1er août 2010)
Ce 30 juillet, les activistes du mouvement antifasciste Maxime Solopov et Alexeï Gasparov ont été arrêtés à Moscou sans aucune accusation.
Maxime et Alexeï sont connus pour être les porte-paroles d’un mouvement de jeunes en plein essor contre les actes de violence nazie ayant participé activement ces dernières années à la mise en lumière des liens qui existent entre les structures étatiques, la police et l’extrême droite en Russie.
Leur arrestation fait suite à une série d’événements dramatiques qui se sont déroulé en juillet dans le cadre de la lutte contre la destruction de la forêt de Khimki, non loin de Moscou. Les représentants du monde des affaires et l’administration locale ayant un intérêt à voir la forêt abattue pour faire construire une autoroute reliant Moscou à Saint-Pétersbourg (projet d’une valeur de plusieurs millions) ont lancé une campagne violente et de grande ampleur contre les groupes d’initiative de la ville et les militants écologistes.
Le 23 juillet, des collaborateurs d’agences de sécurité privées et un groupe de supporters de football d’extrême-droite engagé par une entreprise de construction ont brutalement donné l’assaut sur un camp de protestation pacifiste, et ce, sous le regard passif de la police. Dans la semaine qui a suivit le 26 juillet, les attaques contre les manifestants ont continué alors que les travaux de déforestation avançaient toujours un peu pus chaque jour. La forêt de Khimki un est des plus grands espaces verts à proximité directe de Moscou.
Le 28 juillet, un groupe de près de 400 militants antifascistes radicaux a mené une action pour dénoncer les débordements des hommes d’affaires, de la police et des nazis. Des cocktails molotov ont été lancés contre un bâtiment de l’administration de la ville de Khimki, qui porte directement la responsabilité des événements qui ont lieu autour de la forêt. L’action a été menée en une minute montre en main et la police n’a pas pu réagir ni arrêter qui que ce soit. Malgré l’absence totale de donnés quant à l’identité des participants à l’action, au bout de 24 heures la police a procédé à des perquisitions et à des arrestations de personnes dont la seule faute est de maintenir publiquement des positions antifascistes et anticapitalistes.
Selon la presse, l’attaque contre l’administration de Khimki a été particulièrement prise à c’ur dans les hautes sphères, jusqu’à l’Administration du président russe, qui cherche désormais des coupables à n’importe quel prix.
Connaissant les méthodes de travail de la police et des services spéciaux russes, il ne fait aucun doute que dans l’affaire en cours, l’utilisation de moyens de pression physique et psychologique, voire de la torture, ne sont pas à exclure. De plus, pour le moment l’enquête ne dispose d’aucun élément de preuve concernant la participation de Maxime et Alexeï à l’attaque.
On peut dire sans exagération que l’avenir du mouvement antifasciste à Moscou dépend de l’issue de cette affaire. Les représentants de la police ont déjà déclaré à la presse « qu’il est temps de les mettre à leur place» et de briser un mouvement croissant qui échappe au contrôle des autorités.
Nous appelons tous les activistes de gauche et du mouvement ouvrier, les antifascistes et les écologistes à s’élever contre la justice sommaire appliquée à Alexeï et Maxime par la police.
Rassemblement d’initiatives citoyennes, écologistes et politiques pour la défense des prisonniers politiques de Khimki
QUE POUVEZ-VOUS FAIRE DES MAINTENANT ?
1. Envoyer une lettre de protestation ou téléphoner aux adresses suivantes :
Moscow Region Prosecutor’s Office
Malyi Kiselnyi per., d. 5
107031 Moscow
Russian Federation
Khimki Prosecutor’s Office
ul. Mayakovskogo, d. 30
141400 Khimki, Moscow Region
Russian Federation
+7 (495) 571-6235
Khimki Department of Internal Affairs
(current location of detainees)
ul. Gogolia, d. 6
141400 Khimki, Moscow Region
Russian Federation
+7 (495) 572-0202 (Duty Officer)
+7 (495) 572-1209 (Administrative Office)
2. Remettre des lettres de protestation aux ambassades ou consulats de la Fédération de Russie dans votre région ou, mieux encore, organiser des actions pour exiger la libération immédiate de Maxim Solopov and Alexei Gaskarov.
3. Envoyer un courriel au président : http://eng.letters.kremlin.ru
4. Disséminer aussi largement que possible l’information.
Source : reçu sur liste globe_l
Echanges « Regarde à vue » / « Al- Feneiq » (Deisheh / Palestine)
Depuis 2007 l’association « Regarde à Vue » collabore avec le centre culturel « Al-Feneiq » à Dheisheh, près de Bethléhem, dans les territories occupés.
Le but est d’échanger experiences et savoir faire pour faire de la vidéo un outil d’expression et de resistance.
Depuis ce temps, on a appris ensemble et filmé ensemble, voici notre carnet de route et les avancées 2010 de cet échange.
A voir sur : http://www.regardeavue.com/phoenix/
Histoire secrète de L’Oréal
par Thierry Meyssan
Le géant de la cosmétique, L’Oréal, vient d’annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l’un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd’hui, l’héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L’histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.
Source et pour lire la suite de l’article : http://www.voltairenet.org/article12751.html
RESF : SOUTIEN AUX SIX DE PAU
Peines requises: 1 000€ d’amende avec sursis, verdict en délibéré jusqu’au 12 août.
LA MOBILISATION RESTE DONC COMPLÈTE JUSQU’AU 12 AOÛT
Continuez à faire signer la pétition:
http://www.educationsansfrontieres.org/article28939.html
L’aide financière continue d’être indispensable:
http://www.educationsansfrontieres.org/article29071.html
si chaque citoyen se sentant concerné envoie 5 €, on peut espérer couvrir les frais.
Jeudi matin à Pau, de 8h à 13h30, 250 personnes se sont relayées devant le palais de justice pour expliquer les enjeux véritables de ce procès. Les textes de soutien envoyés par les nombreuses organisations locales ou nationales ont été lus à plusieurs reprises au cours de la matinée. Les compagnons d’Emmaüs de Lescar ont assuré sonorisation et restauration.
Les débats ont porté par moment sur le fond, (légitimité de la mise en parallèle de méthodes policières de deux époques différentes), grâce aux témoins cités. De l’avis de tous, il a été démontré dans les débats qu’il s’agit d’un procès politique, contre RESF avant tout, cherchant à décourager les citoyens qui voudraient s’exprimer avec le réseau. Les peines « de principe » réclamées contre des individus ne sont pas acceptables, en ceci qu’elles s’approchent dangereusement de peines « pour l’exemple ».
Les images et comptes-rendus de Pau:
http://claude.larrode.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=131&Itemid=1
http://www.dailymotion.com/video/xdn3ki_proces-des-six_news
http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique631.html
Mercredi soir, veille du procès, une soixantaine de personnes se sont invitées au festival international du film d’animation d’Annecy pour manifester leur soutien aux 6 de Pau.
Les images d’Annecy:
http://www.librinfo74.fr/?p=1646
Les six de Pau ont tenu table de Presse au Rassemblement des Glières les 15 et 16 mai, pour voir les photos:
http://reseauesf74.canalblog.com/albums/les_six_de_pau_aux_glieres_15___16_mai_2010/index.html
source : http://www.educationsansfrontieres.org/article30089.html
RAPPEL DES FAITS
La justice poursuit pour délit d’outrage, sur plainte du préfet des Pyrénées Atlantiques, six personnes ayant soutenu par courriel une famille déboutée du droit d’asile risquant une expulsion.
Pierre Favre (Haute-Savoie), Gérard Chevrot (Haute-Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val d’Oise), Docteur Eric Soares (Charente-Maritime), Daniel Candas (Rhône) sont tous les six convoqués au tribunal de Pau le 10 juin prochain.
Le préfet leur reproche d’avoir : « … proféré à son encontre des accusations (…) allant jusqu’à établir un parallèle entre sa décision et les méthodes utilisées par les nazis et le régime de Vichy » (Philippe Rey – août 2008)
Comme les 6 de Pau nous estimons que les enfants n’ont pas leur place dans un centre d’enfermement et nous approuvons leur démarche.
Nous nous inquiétons de voir qu’une référence à l’histoire pour apprécier une politique puisse être assimilée à un outrage à haut fonctionnaire alors qu’il s’agit d’une démarche intellectuelle qui procède de la liberté d’expression, droit inscrit dans notre Constitution et fondamental dans toute démocratie.
Nous protestons contre l’utilisation faite ici du délit d’outrage pour tenter de limiter la portée de ce droit, dont nous revendiquons l’usage plein et entier.
SIGNER LA PETITION DE SOUTIEN :
http://www.educationsansfrontieres.org/article28939.html
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